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LE TANGO ARGENTIN DOIT-IL DEVENIR ELITISTE ?

Créatyv' Tango - référencée au CID c/o UNESCO - Le Blog
Publié par dans Pensée · 11 Avril 2018
Ça m’énerve ; Je suis professeur de danses en couple. Les conseils que je donne à mes élèves, pour participer à une milonga ou autre bal, sont issues ma pratique. Je suis danseur, la danse a toujours été mon moyen de communiquer avec le sexe opposé. Que ce soit avec ma partenaire ou non, le « voyage de danse » que je vais créer devra être, agréable, varié et naturel, quelles que soit les variations que je proposerai, dans le respect des dessins de danses originellement créés pour le style musical joué. Danser c’est se sentir libre, une liberté qui respecte l’espace des autres couples de danseurs, dans le cadre des règles établies et librement acceptées au début du 19°siècle.
Une danse confortable sans énergie superflue, souriante, joyeuse et variée pour que l’attention de l’un vers l’autre soit intensive de la première minute à la dernière seconde de la « tanda » en jouant avec toutes les variations créées pour le tango argentin. Ma partenaire ne doit jamais ressentir une « incompréhension » dans les déplacements qu’elle découvre.

Aussi lorsque j’entends « vous devez ! » ou que je lis l’invitation (?)  ci-dessous, comme le dit si bien un chroniqueur de « Marianne » : Ça m’énerve, (Vous ne me connaissez pas, voici mon pedigree.)

- On n’arrête pas le progrès ? Quelle évolution ! C’est la première fois que je rencontre dans ma vie une invitation à un « bal » avec autant d’interdit. En plus un bal payant « 20€ » avec un ordinateur pour « DJ renommés ». A ce prix, les organisateurs pourraient inviter de la musique « vivante » ? Je veux dire de la musique interprétée/jouée « en live » par des musiciennes et musiciens.

Les danses populaires sont, depuis notre origine, notre adrénaline de bonheur, de joie, de convivialité, de rencontres (amoureuse ou non). Les pratiquants ont toujours respecté, les choix musicaux et dessins (pas) des danses associées, les conseils pour partager l’espace de danse non par « ordre », mais par transmission des anciens vers les plus jeunes pratiquants.
En discutant avec l’organisateur du festival de Kizomba à la Tour Eiffel, du 17 au 20 Aout 2018, https://www.facebook.com/events/148363002451638/, à un moment de notre conversation, je lui disais que je ne connaissais que deux niveaux pour les danses de société ou danses populaires :
- Les « mauvais », les personnes qui ne dansent pas
- Les bons, tous les autres
Tout au long de la formation, je rappelle à mes élèves :
Vous devez avoir la maîtrise de votre « véhicule danse », (je vous donne la connaissance, c’est donc vous qui devez porter votre attention aux autres).

 
« Le sens du bal » : Avec cinquante années d’expérience, je peux témoigner, bien avant l’existence du tango argentin et tous les maestros actuels, que les danseurs avaient appris à respecter les autres couples de danseurs en suivant un chemin dénommé « ligne de danse » proposée par la norme anglaise. Et, à cette époque-là, Madame ou Monsieur, nous n’avions pas « d’école de danses » et nous faisions du tango enlacé « ouvert ou serré », dénommé « abrazo » (mot Espagnol).
 
Ce n’était pas une mode, un style à apprendre, mais seulement le choix de la partenaire en fonction de sa personnalité et sa sensibilité. Les « pieds au sol », le « gancho » est-il devenu interdit, les tours mal réalisés (ou mal enseignés) sont-ils aussi déconseillés. Les élèves ne peuvent être totalement responsables des enseignements diffusés.
 
Ces organisateurs nous informent que nous devons créer du lien, faire connaissance avec les autres.
 
Dans notre société connectée, avec les « IPad ou tablette » ne sommes-nous pas débordés de liens ?
 
Il n’est pas rare d’entendre « Créer du lien, aller vers les autres ? Les liens se créés dans les cours ou nous apprenons les mêmes chorégraphies ! »
 
… Enseignons à danser et non pas à former des « zombies répéteur », donnons l’exemple et les danseurs en devenir créerons ou non des liens suivant leur chemin personnel.
 
 
Enfin, les célibataires ne semblent pas les bienvenus, les homosexuels (hommes ou femmes) non plus, car pour « créer un bal harmonieux et fluide » « la parité homme/femme » est une nécessité !
 
Si vous ne respectez pas ces codes …
 
 
Si vous avez un doute sur l’authenticité de ce texte, je peux vous transmettre le lien. Mais est-ce bien utile ?
 
Yves LE GOFF / creatyv-tango / 31 mars 2018

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